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02.09.2011
Agencia Europea de Seguridad Alimentaria quiere aprobar el "UMBRAL DE PREOCUPACIÓN TOXICOLÓGICA"

Debido a la importancia de esta noticia, hemos procedido inmediatamente a su traducción. Rogamos a asociaciones, médicos, científicos y responsables en materia de seguridad alimentaria, salud pública y enfermedades ambientales, se organicen para paralizar esta acción que podría ser muy dañina para la salud pública, y sobre todo para las poblaciones de riesgo (entre la que se encuentran los enfermos de sensibilización central: SQM-SFC-FM-EHS) y el medioambiente.

La Agencia Europea de Seguridad Alimentaria (EFSA, su acrónimo en inglés), propone la sustitución del sistema actual de testado de las sustancias químicas en los alimentos por una "dosis fija de exposición tolerada". Este nuevo enfoque llamado "Umbral de Preocupación Toxicológica" (UPT), según las asociaciones para la defensa del medioambiente, procedería de la industria de los plaguicidas. Una propuesta que acusan de ser poco científica en el método y, finalmente, peligrosa para la salud humana.

El Comité Científico de la EFSA, ha lanzado una consulta pública relativa a un proyecto de evaluación sobre la pertinencia y la fiabilidad de un nuevo enfoque denominado: Umbral de Preocupación Toxicológica: UPT (en inglés TTC por Threshold of Toxicological Concern). Se trata de una herramienta para evaluar la exposición a bajos niveles de productos químicos en los alimentos.

Este nuevo "umbral" debería ser calculado con la exclusión de los productos químicos más tóxicos. Por lo tanto, según la Agencia Europea, un adulto podría comer con total seguridad 90 microgramos de un producto químico cada día, durante toda su vida. Esto significa que los efectos tóxicos caerían por debajo de este UPT para muchos productos químicos, según los datos facilitados por la propia industria. Este sería el caso, por ejemplo, de un pesticida, el dieldrín.

Esta molécula rebajaría su nivel de toxicidad 30 veces, si se calculara según este nuevo enfoque del UPT (Umbral de Preocupación Toxicológica). "Si el UPT fuese aplicado a la clasificación más peligrosa de productos químicos, casi todos los pesticidas serían de repente clasificados como "seguros para los humanos y ningún test de seguridad sería ya necesario" declara François Veillerette, portavoz de Générations Futures.

Se acusa por tanto al enfoque del UPT de utilizar datos y referencias obsoletas. Esto fijaría un nivel extremadamente elevado de exposición, permitiendo a toda clase de productos químicos no testados un fácil acceso al mercado. Debe destacarse que los bebés, que son conocidos por ser más vulnerables, tampoco son protegidos por estos valores. Además, el efecto coctel de estos productos no ha sido tenido en cuenta. "El planteamiento de UPT es científicamente injustificable, ya que se exponen a adultos, bebés y  niños a un riesgo y sirve únicamente para conseguir un acceso ilimitado al mercado para los productos químicos", finaliza el portavoz de Générations Futures.

Siguiendo con las declaraciones de las asociaciones para la defensa del medioambiente, las conclusiones de la literatura científica independiente no son tomadas en cuenta para el establecimiento de estos valores. "Se podría fácilmente rebajar el nivel extremadamente elevado del UPT, teniendo en cuenta los datos científicos independientes de la industria",  afirma la Red Europea De Accción en Plaguicidas (PAN: acrónimo en inglés de Pesticide Action Network).

En lo que se refiere a los disruptores endocrinos, dosis de 10 a 7500 veces inferiores a los valores establecidos por el UPT, se han demostrado tóxicas en estudios independientes. "Esto significa que permitir a las personas de estar expuestas a estos productos químicos con los valores establecidos por el UPT va a causar directamente efectos indeseables en las personas", ya que el estudio no tiene en cuenta el mecanismo particular de acción de los disruptores endocrinos.

De momento, la EFSA  propone el uso del enfoque de UPT sólo para las impurezas químicas y los metabolitos. Pero desearía extender su aplicación en todas las direcciones.

"Es increíble que la EFSA, que pretende ser un instituto de alto nivel científico, esté a punto de aceptar esta propuesta peligrosa creada por la industria química y no fundamentada en la ciencia. La confianza ciega que esta Agencia Europea  ha depositado en la industria ha permitido también a los lobbies de la industria y otros promotores conocidos del UPT de integrar el panel de expertos encargado de examinar este nuevo enfoque. Es inaceptable", añade François Veillerette.

l'Efsa está periódicamente bajo sospecha de conflicto de intereses (ver el JDLE). Este es el motivo por el que numerosas voces se alzan para pedir una reforma de la Agencia garantizando su independencia.

Traducción: Francisca Gutiérrez Clavero

Texto original:

L’Agence européenne de sécurité alimentaire, (EFSA, selon l’acronyme en anglais), propose de remplacer le système de test actuel des produits chimiques présents dans l’alimentation par une « dose d'exposition tolérée fixe ». Cette nouvelle approche nommée SPT viendrait, selon les associations de défense de l’environnement, de l'industrie des pesticides. Une proposition qu’elles accusent donc d’être peu scientifique dans la méthode et à terme dangereuse pour la santé humaine.

Le Comité scientifique de l'Efsa a lancé une consultation publique qui concerne un projet d'évaluation de la pertinence et de la fiabilité d'une nouvelle approche appelée: seuil de préoccupation toxicologique : SPT (en anglais TTC pour Threshold of Toxicological Concern). Il s'agit d'un outil permettant d'évaluer l'exposition à de faibles concentrations en produits chimiques dans l'alimentation.

Ce nouveau « niveau seuil »devrait être calculé en excluant les produits chimiques les plus toxiques. Selon l'Agence européenne, un adulte pourrait donc manger en toute sécurité 90 microgrammes (µg) d'un produit chimique tous les jours durant sa vie entière. Cela signifie que les effets toxiques se situeraient en dessous de ce niveau «sécuritaire» SPT pour beaucoup de substances chimiques, d'après les données même de l'industrie. C'est le cas, par exemple, d'un pesticide : la dieldrine.

Cette molécule a des effets toxiques à des niveaux 30 fois inférieurs au niveau calculé selon l'approche SPT. «Si la SPT était appliquée à la classe la plus dangereuse de produits chimiques, alors presque tous les pesticides seraient soudainement classés «sûrs» pour les humains et aucun test ne serait plus nécessaire » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Il est donc reproché à l'approche SPT d'employer de très vieilles données de référence. Ce qui semble donc fixer un niveau extrêmement élevé d'exposition, permettant à tous type de produits chimiques non testés un accès facile au marché. A noter que les nourrissons, qui sont connus pour être plus vulnérables, ne sont pas protégés par cette valeur. De plus, l'effet cocktail des produits n'est pas pris en compte. «L'approche SPT est scientifiquement injustifiable, elle expose ainsi les adultes, les bébés et les enfants à un risque et sert uniquement à obtenir un accès illimité au marché pour les produits chimiques » complète le porte-parole de Générations Futures.

Toujours selon les associations de défense de l'environnement, les conclusions de la littérature scientifique indépendante ne sont pas prises en compte dans l'établissement de cette valeur. «On pourrait facilement abaisser le seuil extrêmement élevé de la SPT en prenant en compte des données scientifiques indépendantes de celles de l'industrie», complète le réseau européen d'action pesticide (PAN, selon l'acronyme en anglais).

En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, des doses de 10 jusqu'à 7.500 fois plus faibles que la valeur de la SPT ont ainsi été révélées toxiques dans des études indépendantes. «Cela signifie que permettre aux gens d'être exposés à ces produits chimiques au niveau de la valeur SPT va directement causer des effets indésirables chez ces personnes », puisque l'étude ne prend pas en compte le mode d'action particulier des perturbateurs endocriniens.

Pour l'instant, l'Efsa ne propose l'utilisation de l'approche SPT que pour les impuretés chimiques et les métabolites. Mais elle souhaiterait étendre son application dans toutes les directions.

«Il est incroyable que l'EFSA, qui prétend être un Institut scientifique de haut niveau, soit sur le point d'adopter cette proposition dangereuse issue de l'industrie chimique et non fondée sur la science. La confiance aveugle de cette agence européenne pour l'industrie a également permis à des lobbyistes de l'industrie et d'autres promoteurs connus de la SPT d'intégrer le panel d'experts chargé d'examiner cette nouvelle approche. C'est inacceptable !» ajoute François Veillerette.

L'Efsa est régulièrement soupçonnée de conflits d'intérêts (
voir le JDLE). C'est pourquoi nombreuses sont les voix qui s'élèvent pour demander une réforme de l'Agence lui garantissant plus d'indépendance.

Fuente : Journal de l’Environnement

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